Ecrits à propos de « Couscous : Les Graines de la Dignité »/Writings about « Couscous: The Seeds of Dignity »

Bande d’annonce : « Couscous : Les graines de la dignité » : https://vimeo.com/219819767

Trailer: « Couscous: Seeds of Dignity » : https://vimeo.com/219707788

Intervista ad Habib Ayeb, autore del documentario “Couscous”- les graines de la dignité”

By: Patrizia Mancini

« Un filo rosso unisce da anni il lavoro di Habib Ayeb: da « Fellahin » a « Gabes Labes » fino alla sua ultima fatica « Couscous » l’universitario e ricercatore tunisino ci parla di sovranità alimentare attraverso gli incontri con contadini in ogni parte della Tunisia. »

. »Vi sono persone che qui in Tunisia non sentiamo e che non vediamo mai, né alla televisione, né per strada o alle riunioni. Quando ce le fanno vedere è per fare del folklore, mai per fare loro domande. Queste persone sono i contadini, che producono il 50% del nostro fabbisogno alimentare e hanno un ruolo fondamentale nella conservazione e protezione delle risorse naturali e dell’ambiente. Sono sempre più spinti verso un percorso di marginalizzazione e di esclusione, più poveri dato che hanno sempre meno risorse a disposizione e le loro entrate continuano a diminuire. E’ a loro che ho voluto dare voce.

http://www.tunisiainred.org/tir/?p=7276

 

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Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord Séminaire de recherches. Tunis 19 Mai 2017

Le séminaire se tiendra dans la salle de réunion de l’FTDES à Tunis. Adresse : 47, Avenue Farhat Hached Bloc « A », 2ème étage. Tunis 1001. Lire la suite… 

Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord

Séminaire de recherches, en partenariat avec  OSAE[1] et FTDES[2]

Tunis 19 Mai 2017.

Organisateurs : Habib Ayeb & Ray Bush.

(Voir Programme Provisoire ci-dessous)

Présentation :

Le séminaire prévu à Tunis le 19 Mai 2017 se base sur un programme de recherche intitulé « Food Sovereignty, Security and rural livelihoods in the Arab world: the cases of Egypt, Tunisia and Morocco » (Souveraineté alimentaire, sécurité et conditions de vie rurale dans le monde arabe : les cas de l’Egypte, la Tunisie et le Maroc) – 2015 – 2017.

Regroupant des chercheurs.es, des étudiant.e.s avancé.e.s et des membres de la société civile, le séminaire vise à :

  • Partager avec les partcipant.e.s, communicant.e.s ou non, les éléments et les réflexions, et les premiers résultats, du projet en cours, dans le but de l’enrichir par les discussions et les échanges.
  • Recueillir et discuter les apports empiriques ou théoriques des différent.e.s intervenant.e.s.
  • Discuter et rassembler des propositions académiques, pratiques et politiques sur la question de souveraineté/sécurité alimentaire en Tunisie et ailleurs.
  • Réfléchir ensemble à des actions et des possibles activités académiques et pratiques à mener et/ou réaliser.

En Tunisie, en Egypte et au Maroc[3] les politiques agricoles ont globalement connu des orientations relativement similaires depuis les années cinquante jusqu’à nos jours. Elaborées et conduites sous les deux objectifs principaux de la modernisation technique et de la sécurité alimentaire, ces politiques se sont progressivement éloignées des questions sociales locales (campagne, petites paysanneries, autoconsommation, etc.) pour se concentrer sur les taux de croissance nationale du secteur agricole et sur l’équilibre de la balance commerciale agricole. Dirigistes et volontaristes à partir des années cinquante et soixante, ces politiques se sont progressivement libéralisées avec une plus forte implication des investisseurs privés vivement encouragés et soutenus par les pouvoirs politiques. Pour aller vite, on pourrait dire qu’à des politiques « socialisantes », avec notamment la réforme agraire de Nasser en Egypte et le collectivisme en Tunisie, ont suivi, à partir des années 1980, des politiques de libéralisation économique, d’ajustements structurels et de privatisations (y compris des ressources hydrauliques et foncières).

Les deux phases s’inscrivent parfaitement sous le double signe conceptuel de l’idéologie de l’irrigation et de la modernité technique. Les leaders des années 1950 et 1960, Nasser en Egypte, Bourguiba en Tunisie et Hassan II au Maroc, (leurs successeurs ont poursuivi dans la même direction mais sans vision globale) étaient porteurs d’un projet de modernisation technique et de développement bâti sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des ressources hydrauliques au service du développement. Cela a donné le Haut Barrage d‘Assouan en Egypte et des dizaines de barrages, moins connus que le premier, au Maroc et en Tunisie. Les grandes infrastructures hydrauliques (barrages, canaux, sondages profonds…) devaient être les moteurs modernes du développement du secteur agricole qui devait, à son tour, soutenir le développement économique global par le transfert de capitaux vers les autres secteurs de l’économie, dont l’industrie, les services…

Cette évolution des politiques agricoles s’est faite au détriment des petites paysanneries qui ont subi des processus de dépossession et de marginalisation induits par la libéralisation du secteur, voulue par l’Etat et par les grandes institutions financières et le secteur privé arguant de la nécessité de développer une agriculture moderne, hautement mécanisée et orientée vers l’export. Toutefois, malgré un indéniable « développement » technique, ces trois pays ont subi en 2008 une crise alimentaire extrêmement pénalisante qui a reposé, avec insistance, la récurrente question de l’insécurité et de la dépendance alimentaire, qui n’est pas sans liens avec les révolutions de 2011 dans certains pays de la région.

Tout en donnant une place centrale à la Tunisie (pour des raisons strictement pratiques), le séminaire qui se tiendra à Tunis le 19 Mai 2017, tentera d’aborder l’ensemble des éléments de la question alimentaire -à des échelles différentes du local au global.

PS : Le séminaire se tiendra dans la salle de réunion de l’FTDES à Tunis. Adresse : 47, Avenue Farhat Hached، Bloc « A », 2ème étage. Tunis 1001.

Programme

 

9h00 – 10h30 :

– Ouverture (9h00-9h30)

– Ray Bush : « Food security, food sovereignty and food protest: Egypt and Tunisia » (9h30-10h30)

Ray Bush is professor of African Studies and Development Politics. POLIS. University of Leeds. UK

10h30 – 11h00 : Pause café

11h00 – 12h00 : Max Ajl : « Delinking, Food Sovereignty, and Populist Agronomy Towards an Intellectual History of the Peasant Path in the Global South »

Max Ajl is a doctoral student in Development Sociology at Cornell University. He edits Jadaliyya’s Palestine page.

12h00 – 13h00 : François Ireton : « Les productions, consommations et importations de céréales en Egypte et en Tunisie : évolution des niveaux nationaux de dépendance alimentaire (1960-2015) ».

François Ireton est sociologue. CNRS

13h00 – 14h30 : déjeuner

14h30 – 15h30 : Amine Slim : « L’agriculteur, acteur clé de la conservation de la biodiversité »

Amine Slim est chercheur à la Banque Nationale des Gènes BNG.

15h30 – 16h30 : Mustapha Juili : « La balance alimentaire en Tunisie, au-delà d’une lecture mercantile »

Mustapha Juili est Maitre assistant à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Nabeul et chercheur au labo Economie Rurale, INRAT Tunis.

16h30 – 17h00 : Pause café.

17h00-18h00 : Habib Ayeb : La question foncière en Tunisie ; une clé de lecture de la dépendance alimentaire.

Habib Ayeb est Maître de Conférence. Département de Géographie. Université Paris 8.

18h00-19h00 : Corinna Mullin & Max Ajl : Discutant.e.s

Corinna Mullin is a visiting Assistant Professor of International Relations at the University of Tunis as well as a Research Associate in the Department of Politics and International Studies at the School of Oriental and African Studies (SOAS).

 

 

PS : Le séminaire se tiendra dans la salle de réunion de l’FTDES à Tunis. Adresse : 47, Avenue Farhat Hached، Bloc « A », 2ème étage. Tunis 1001.

[1] OSAE : Observatoire de la Souveraineté Alimentaire et de l’Environnement.

[2] FTDES : Forum Tunisien des Droits Sociaux et Economiques.

[3] Le projet de recherche, en cours, « couvre » les trois pays de l’Afrique du Nord (Egypte, Tunisie et Maroc). Sa première phase a couvert l’Egypte et la Tunisie. La seconde couvrira la Tunisie et le Maroc.

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Appel à Communication : Séminaire « Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord »

Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord

Séminaire de recherches, en partenariat avec

OSAE[1] et FTDES[2]

Tunis 19 Mai 2017.

Merci d’envoyer Titre et résumé avant dimanche 30 Avril soir.

Les propositions sont à envoyer à habib.ayeb1@gmail.com

Organisateurs : Habib Ayeb & Ray Bush.

Présentation de la journée :

Le séminaire prévu à Tunis le 19 Mai 2017 se base sur un programme de recherche intitulé « Food Sovereignty, Security and rural livelihoods in the Arab world: the cases of Egypt, Tunisia and Morocco » (Souveraineté alimentaire, sécurité et conditions de vie rurale dans le monde arabe : les cas de l’Egypte, la Tunisie et le Maroc) – 2015 – 2017.

Regroupant des chercheurs.es, des étudiant.e.s avancé.e.s et des membres de la société civile, le séminaire vise à :

  • Partager avec les partcipant.e.s, communicant.e.s ou non, les éléments et les réflexions, et les premiers résultats, du projet en cours, dans le but de l’enrichir par les discussions et les échanges.
  • Recueillir et discuter les apports empiriques ou théoriques des différent.e.s intervenant.e.s.
  • Discuter et rassembler des propositions académiques, pratiques et politiques sur la question de souveraineté/sécurité alimentaire en Tunisie et ailleurs.
  • Réfléchir ensemble à des actions et des possibles activités académiques et pratiques à mener et/ou réaliser.

En Tunisie, en Egypte et au Maroc[3] les politiques agricoles ont globalement connu des orientations relativement similaires depuis les années cinquante jusqu’à nos jours. Elaborées et conduites sous les deux objectifs principaux de la modernisation technique et de la sécurité alimentaire, ces politiques se sont progressivement éloignées des questions sociales locales (campagne, petites paysanneries, autoconsommation, etc.) pour se concentrer sur les taux de croissance nationale du secteur agricole et sur l’équilibre de la balance commerciale agricole. Dirigistes et volontaristes à partir des années cinquante et soixante, ces politiques se sont progressivement libéralisées avec une plus forte implication des investisseurs privés vivement encouragés et soutenus par les pouvoirs politiques. Pour aller vite, on pourrait dire qu’à des politiques « socialisantes », avec notamment la réforme agraire de Nasser en Egypte et le collectivisme en Tunisie, ont suivi, à partir des années 1980, des politiques de libéralisation économique, d’ajustements structurels et de privatisations (y compris des ressources hydrauliques et foncières).

Les deux phases s’inscrivent parfaitement sous le double signe conceptuel de l’idéologie de l’irrigation et de la modernité technique. Les leaders des années 1950 et 1960, Nasser en Egypte, Bourguiba en Tunisie et Hassan II au Maroc, (leurs successeurs ont poursuivi dans la même direction mais sans vision globale) étaient porteurs d’un projet de modernisation technique et de développement bâti sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des ressources hydrauliques au service du développement. Cela a donné le Haut Barrage d‘Assouan en Egypte et des dizaines de barrages, moins connus que le premier, au Maroc et en Tunisie. Les grandes infrastructures hydrauliques (barrages, canaux, sondages profonds…) devaient être les moteurs modernes du développement du secteur agricole qui devait, à son tour, soutenir le développement économique global par le transfert de capitaux vers les autres secteurs de l’économie, dont l’industrie, les services…

Cette évolution des politiques agricoles s’est faite au détriment des petites paysanneries qui ont subi des processus de dépossession et de marginalisation induits par la libéralisation du secteur, voulue par l’Etat et par les grandes institutions financières et le secteur privé arguant de la nécessité de développer une agriculture moderne, hautement mécanisée et orientée vers l’export. Toutefois, malgré un indéniable « développement » technique, ces trois pays ont subi en 2008 une crise alimentaire extrêmement pénalisante qui a reposé, avec insistance, la récurrente question de l’insécurité et de la dépendance alimentaire, qui n’est pas sans liens avec les révolutions de 2011 dans certains pays de la région.

Tout en donnant une place centrale à la Tunisie (pour des raisons strictement pratiques), le séminaire qui se tiendra à Tunis le 19 Mai 2017, tentera d’aborder l’ensemble des éléments de la question alimentaire -à des échelles différentes du local au global.

PS : Le séminaire se tiendra dans la salle de réunion de l’FTDES à Tunis de 9h à. Un déjeuner est prévu pour les participant.e.s.

Adresse : 47, Avenue Farhat Hached، Bloc « A », 2ème étage، Tunis 1001.

[1] OSAE : Observatoire de la Souveraineté Alimentaire et de l’Environnement.

[2] FTDES : Forum Tunisien des Droits Sociaux et Economiques.

[3] Le projet de recherche, en cours, « couvre » les trois pays de l’Afrique du Nord (Egypte, Tunisie et Maroc). Sa première phase a couvert l’Egypte et la Tunisie. La seconde couvrira la Tunisie et le Maroc.

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Jemna in Tunisia: an inspiring land struggle in North Africa | openDemocracy

BY HAMZA HAMOUCHENE

Over the past several years, the people of Jemna, a region in southern Tunisia famous for its excellent quality dates called Deglet Nour (the dates of light), have been engaged in an important and inspiring struggle around land rights. It took around a century for this oasis community to score a victory, albeit precarious for now, through occupying and working their long-confiscated land in an astonishing experience of self-management and voluntarism that emphasised the centrality of the peasant question and the right to land and other natural resources such as water in revolutionary times.  Jemna is a challenge and a threat to the power of the neoliberal and counter-revolutionary elite and it represents resistance and an alternative to the kinds of neo-colonial, dispossessing and environmentally damaging forms of managing and exploiting the land. The peasants of Jemna were dispossessed of their land in 1912 by French colonists who exploited it to export an original product (dates) to France. When Tunisians recovered their independence in 1956, instead of returning the land to its original and historically legitimate owners as well as (re)distributing it to landless peasants, the ruling elite nationalised the land and pursued a colonial model of intensive, mechanised modern agriculture at the expense of a traditional and subsistence one.

Source : Jemna in Tunisia: an inspiring land struggle in North Africa | openDemocracy

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الهوامش والحدود: حالتان من مصر

Par Reem Saad

Anthropologue, Université Américaine du Caire

عبر الأفرع المعرفية، لا تفتقد الكتابات الأكاديمية إلى التعريفات الدقيقة والشاملة لمفهوم الهامشية. ومن أمثلة تلك التعريفات ما يلي:

“الهامشية حالة معقدة من الظروف المعوقة التي يعاني منها الأفراد والمجتمعات نتيجة كونها عرضة للتأثر بعوامل غير مواتية: بيئية، وثقافية، واجتماعية، وسياسية، واقتصادية. ورغم أن معظم المناقشات حول الهامشية تدور حول الأحوال الاقتصادية والبيئية الصعبة، فإن مفهوم الهامشية يمكن أيضا أن ينطبق على أحوال الحرمان، ثقافيا واجتماعيا وسياسيا” (Mehretu et.al 2000:90)

يؤكد جورونج وكولمير Gurung and Kollmair أيضا على الطبيعة متعددة الأوجه للمفهوم، وعلاقته بحالة الحرمان. وبالإضافة إلى ذلك، فهما يعرفان إطارى عمل مفهوميين رئيسيين يجرى من خلالهما تعريف ووصف الهامشية: إطار الحالة الاجتماعية التى تركز على “الأبعاد الإنسانية مثل الديموجرافيا، والدين، والثقافة، والبنية الاجتماعية (مثلا، التراتبية الطائفية، الطبقة، العرق، النوع)، والاقتصادات والسياسات ذات العلاقة بتسهيل الحصول على الموارد للأفراد والجماعات”. والإطار المكاني الذي يركز على “الموقع الفعلى ومسافة البعد عن مراكز التنمية”، (Gurung and Kollmair 2005: 10).

والمهم أنهما يشيران إلى حقيقة أن الهامشية، أو بالأحرى التهميش، هي عملية دينامية تتطور بمرور الزمن (2005:11).

….

Pour lire la suite : http://bel-ahmar.net/?p=586

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