Appel à Communication : Séminaire « Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord »

Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord

Séminaire de recherches, en partenariat avec

OSAE[1] et FTDES[2]

Tunis 19 Mai 2017.

Merci d’envoyer Titre et résumé avant dimanche 30 Avril soir.

Les propositions sont à envoyer à habib.ayeb1@gmail.com

Organisateurs : Habib Ayeb & Ray Bush.

Présentation de la journée :

Le séminaire prévu à Tunis le 19 Mai 2017 se base sur un programme de recherche intitulé « Food Sovereignty, Security and rural livelihoods in the Arab world: the cases of Egypt, Tunisia and Morocco » (Souveraineté alimentaire, sécurité et conditions de vie rurale dans le monde arabe : les cas de l’Egypte, la Tunisie et le Maroc) – 2015 – 2017.

Regroupant des chercheurs.es, des étudiant.e.s avancé.e.s et des membres de la société civile, le séminaire vise à :

  • Partager avec les partcipant.e.s, communicant.e.s ou non, les éléments et les réflexions, et les premiers résultats, du projet en cours, dans le but de l’enrichir par les discussions et les échanges.
  • Recueillir et discuter les apports empiriques ou théoriques des différent.e.s intervenant.e.s.
  • Discuter et rassembler des propositions académiques, pratiques et politiques sur la question de souveraineté/sécurité alimentaire en Tunisie et ailleurs.
  • Réfléchir ensemble à des actions et des possibles activités académiques et pratiques à mener et/ou réaliser.

En Tunisie, en Egypte et au Maroc[3] les politiques agricoles ont globalement connu des orientations relativement similaires depuis les années cinquante jusqu’à nos jours. Elaborées et conduites sous les deux objectifs principaux de la modernisation technique et de la sécurité alimentaire, ces politiques se sont progressivement éloignées des questions sociales locales (campagne, petites paysanneries, autoconsommation, etc.) pour se concentrer sur les taux de croissance nationale du secteur agricole et sur l’équilibre de la balance commerciale agricole. Dirigistes et volontaristes à partir des années cinquante et soixante, ces politiques se sont progressivement libéralisées avec une plus forte implication des investisseurs privés vivement encouragés et soutenus par les pouvoirs politiques. Pour aller vite, on pourrait dire qu’à des politiques « socialisantes », avec notamment la réforme agraire de Nasser en Egypte et le collectivisme en Tunisie, ont suivi, à partir des années 1980, des politiques de libéralisation économique, d’ajustements structurels et de privatisations (y compris des ressources hydrauliques et foncières).

Les deux phases s’inscrivent parfaitement sous le double signe conceptuel de l’idéologie de l’irrigation et de la modernité technique. Les leaders des années 1950 et 1960, Nasser en Egypte, Bourguiba en Tunisie et Hassan II au Maroc, (leurs successeurs ont poursuivi dans la même direction mais sans vision globale) étaient porteurs d’un projet de modernisation technique et de développement bâti sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des ressources hydrauliques au service du développement. Cela a donné le Haut Barrage d‘Assouan en Egypte et des dizaines de barrages, moins connus que le premier, au Maroc et en Tunisie. Les grandes infrastructures hydrauliques (barrages, canaux, sondages profonds…) devaient être les moteurs modernes du développement du secteur agricole qui devait, à son tour, soutenir le développement économique global par le transfert de capitaux vers les autres secteurs de l’économie, dont l’industrie, les services…

Cette évolution des politiques agricoles s’est faite au détriment des petites paysanneries qui ont subi des processus de dépossession et de marginalisation induits par la libéralisation du secteur, voulue par l’Etat et par les grandes institutions financières et le secteur privé arguant de la nécessité de développer une agriculture moderne, hautement mécanisée et orientée vers l’export. Toutefois, malgré un indéniable « développement » technique, ces trois pays ont subi en 2008 une crise alimentaire extrêmement pénalisante qui a reposé, avec insistance, la récurrente question de l’insécurité et de la dépendance alimentaire, qui n’est pas sans liens avec les révolutions de 2011 dans certains pays de la région.

Tout en donnant une place centrale à la Tunisie (pour des raisons strictement pratiques), le séminaire qui se tiendra à Tunis le 19 Mai 2017, tentera d’aborder l’ensemble des éléments de la question alimentaire -à des échelles différentes du local au global.

PS : Le séminaire se tiendra dans la salle de réunion de l’FTDES à Tunis de 9h à. Un déjeuner est prévu pour les participant.e.s.

Adresse : 47, Avenue Farhat Hached، Bloc « A », 2ème étage، Tunis 1001.

[1] OSAE : Observatoire de la Souveraineté Alimentaire et de l’Environnement.

[2] FTDES : Forum Tunisien des Droits Sociaux et Economiques.

[3] Le projet de recherche, en cours, « couvre » les trois pays de l’Afrique du Nord (Egypte, Tunisie et Maroc). Sa première phase a couvert l’Egypte et la Tunisie. La seconde couvrira la Tunisie et le Maroc.

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A propos Habib Ayeb

Géographe et Réalisateur
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Un commentaire pour Appel à Communication : Séminaire « Politiques agricoles et dépendances alimentaires en Afrique du Nord »

  1. alia dit :

    les politiques agricoles des 5 dernières décennies a montré leur limite et on est arrivés a une impasse, on a œuvré a détruire le sol et la vie en pensant a une croissance infinie pour une minorité de personnes, il est temps de penser a reconstruire nos sols donc nos climats pour sauver toutes les vies, sur et dans la terre, pour sa d’abord éliminer le chimique pour produire une alimentation de qualité, garante de bonne santé pour la terre, pour ses habitants et pour ceux à venir. et aussi penser a l’agroécologie, la permaculture, l’agroforesterie, bref les solutions a dimension humaine ne manquent pas, et des études ont même démontré que ce sont les micro-fermes qui pourront nourrir l’humanité donc repenser complètement tous le système.

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